retour à Jinja

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Ouganda - Jinja
de nadouchka, le 27-05-2005

retour à Jinja

27 mai, retour à Jinja

Depuis le lac Bunyonyi nous effectuons le chemin en sens inverse. Retour donc à Jinja, sa terrasse sur le Nil, et sa connexion Internet dans la ville, somme toute pas plus mauvaise qu’ailleurs.

La vie suit son cours, sans évènements notables, si ce n’est un peu de condensation dans la tente cette nuit, et une attaque de moustiques sur le pourtour du ventre ! La malaria est ici très présente et ces petites bêtes qui n’ont l’air de rien peuvent se révéler ici très dangereuses. Mais enfin, je le comprends, pas de quoi faire palpiter mes lecteurs !

On palpitera davantage en m’imaginant me rendre à la ville sur une mobylette, courageusement accrochée au torse presque nu de mon conducteur, sur une piste rouge infestée de nids de poule et gluante de boue. Je suis vraiment très motivée à lire vos mails et à vous adresser mes écrits, capable au péril de ma vie des plus aventureux voyages ! La pluie, bien sûr, se met de la partie sur le chemin, comme tous les après midi ici, violente, accompagnée d’orages, mais en général brève. Il pleut tout au plus ainsi une heure ou deux, un peu comme il pleut à Marseille, d’une façon très soudaine et très forte. Je me souviens des caniveaux inondés que je regardais par la fenêtre de ma chambre, et de la bouche d’égout d’où parfois je pouvais voir sortir des rats. On a les safaris qu’on peut !

C’est en ce moment ici la saison des petites pluies. Je n’ose pas imaginer les grandes. Mais cette saison des pluies me convient bien pour voyager. On gagne quelques heures sur le soleil brûlant, et les températures n’excèdent pas 25 à 30 degrés selon les régions. En montagne il fait même très frais, sans que l’on ait besoin cependant de vêtements d’hiver. Les ciels, je l’ai dit, sont très changeants et étonnants. Les ombres des nuages se déplacent sur les paysages caressant les collines, et des taches de soleil illuminent par endroits les flancs de montagne. La terre humide ou parfois détrempée exhale des parfums de glaise et d’herbes mêlés. Il y a des fleurs, mais moins que chez nous. Des gerberas poussent au milieu des champs, sauvages et superbes. C’est une Afrique très riante, très verte, à laquelle je ne m’attendais pas.

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